La Technique LMO : Libération par les Mouvements Oculaires ©

 

J’ai suivi le cursus complet de formation PNL à l’I.F.P.N.L. (Institut Français de Programmation Neuro Linguistique), jusqu’au certificat de « Coach certifié en PNL ». Dans ce cursus, la technique IMO était aussi enseignée.

 

J’ai poursuivi ma spécialisation de libération émotionnelle par de nombreuses formations sur les techniques de mouvements oculaires.  Il existe de nombreuses formations et de techniques autour des mouvements oculaires : EMDR, LMO, Brainspotting, IMO, EMI, EMT, AMO, EMA, DECEMO, E.P.R.T.H., LCE et d’autres… (Voir le lexique à la fin de cet ouvrage). Ces formations et mes pratiques, de plusieurs années en cabinet, m’ont permis de proposer aujourd’hui ma propre technique : L.M.O. (Technique de Libération par les Mouvements Oculaires) qui est une partie intégrante de la méthode globale LIBEMO, également présentée dans ce livre.

 

La technique la plus connue aujourd’hui est l’EMDR. Quelles sont les différences entre les techniques les plus connues et utilisées : LMO, l’EMDR,  l’IMO et l’EMA ?

 

L’EMA, même s’il a des points communs avec l’IMO car les deux sont basés sur la PNL, ne se situe pas dans un cadre thérapeutique mais plutôt d’un accompagnement pour la réalisation d’objectifs et d’actualisation de son potentiel. Ainsi l’EMA est une approche de prévention qui se différencie, dans son application concrète et sa grande souplesse, des autres approches utilisant les mouvements oculaires. L’EMA (Eye Movement Actualization) ou AMO en français (Actualisation par les Mouvements Oculaires) fait suite aux dernières avancées de la recherche sur les mouvements oculaires et la programmation neuro-linguistique. C’est un accompagnement par l’actualisation de vos propres ressources (parfois insoupçonnées) vers un objectif que vous déterminez.

L’IMO se fonde également sur les principes de la programmation neurolinguistique (PNL). Selon cette approche, la direction du regard indique le type d’informations auquel le cerveau est en train d’accéder. Par exemple, une personne qui regarde en haut a souvent accès à un souvenir visuel ; celle qui regarde à droite ou à gauche, à un contenu auditif ; celle qui regarde en bas, à des ressentis. À partir de ce principe, Connirae et Steve Andreas ont posé la question suivante : si on oblige un client, lorsqu’il est en contact avec un souvenir traumatique, à regarder dans différentes directions, pourra-t-on forcer le cerveau à accéder à de nouvelles informations sensorielles auxquelles le client ne peut accéder consciemment ? La réponse est oui, assurément. C’est également le principe de la technique LMO, dont le noyau provient également des principes de la PNL.

L’origine de l’EMDR s’avère, quant à elle, tout à fait différente. Cette technique a été créée en 1987 par la psychologue californienne Francine Shapiro. Celle-ci a découvert l’EMDR alors qu’elle se promenait dans un parc en ruminant des idées noires. Elle s’est rendue compte que lorsque ses yeux se déplaçaient rapidement de gauche à droite, la charge émotive de ses pensées diminuait. Elle a par la suite appliqué sa découverte dans ses interventions psychothérapeutiques. Vous connaissez la suite des évènements avec la grande application de cette méthode.

 

Avec LMO, dans un premier temps, les mouvements suivent la vitesse confortable proposée et choisie par le client, dans un second temps, ils sont effectués le plus vite possible dans la limite de la possibilité du client. Ces 2 démarches ont un point commun fondamental : elles permettent au client de recontacter l’intensité du souvenir dans toutes ses dimensions.  Les difficultés trouvent leur solution dans une intégration inconsciente  et dans ce qui est échangé au cours de la séance, ce qui est original comparé aux autres méthodes existantes. LMO est une technique utilisée pour traiter le mal-être, les chocs et blocages émotionnels,  les traumatismes,  les schémas répétitifs,  les blessures du passé, de l'enfance, les souvenirs qui engendrent un mal-être, les états de stress post-traumatiques…

 

Avec LMO, on utilise donc de nombreux segments de mouvements oculaires lents dans des directions différentes, et on utilise également, à un moment donné de la séance, des segments de mouvements oculaires rapides. En cela, on peut dire que LMO est une fusion de l’IMO et de l’EMDR mais pas seulement, il y a des mouvements spécifiques dans LMO qui n’existent ni dans l’IMO, ni dans l’EMDR. C’est une technique spécifique. En cela, les mouvements lents sont utilisés dans la partie recherche d’informations et la partie rapide est utilisée pour nettoyer les mémoires et supprimer la charge émotionnelle, le traumatisme ou le blocage. C’est un travail qui se fait sur l’inconscient, et c’est en cela que cette technique est unique.

 

Nous avons du mal à guérir de nos blessures parce que nous utilisons notre conscient qui est logique, chronologique, systémique et moral. Mais notre inconscient est tout autre, il stocke des quantités illimitées d’informations qu’il classe en éléments visuels et auditifs avec un lien kinesthésique. Il relie ensuite toutes les mêmes sensations pour créer une chaîne de milliers d’informations reliées entre elles uniquement par le même lien kinesthésique mémorisé. C’est pour cette raison qu’un simple incident banal peut provoquer, en nous, des réactions disproportionnées. En effet, nous cumulons toute la chaîne de situations reliées entre elles par le même ressenti et il peut y avoir des milliers d’informations reliées. Dans ce cas, nous n’agissons pas, c’est plus fort que nous, nous réagissons. Cela veut dire que notre inconscient a pris le contrôle. D’ailleurs, souvent on ne se reconnait pas dans ces réactions brutales ou violentes. Nous voulons sortir de ces schémas répétitifs et nous mettons toute notre énergie jusqu’à nous épuiser sans grand résultat. Une petite astuce, à chaque fois que vous vous dites « c’est plus fort que moi », c’est que vous n’agissez pas consciemment. Et justement, quand nous réagissons fortement, nous nous en voulons, nous nous jugeons et c’est encore pire. Nous nous sentons encore plus mal, alors que nous sommes responsables bien sûr mais pas coupable, ce n’est pas complètement nous, c’est l’inconscient qui a pris le dessus. Alors déculpabilisons-nous, nous n’y pouvons rien sauf à nettoyer ce blocage émotionnel, dû à un évènement passé, parfois oublié. Et c’est là que la technique LMO peut nous aider.

Pour la technique en elle-même, le point de départ est la liste des « DES » (Exemples d’inconforts, de mal-être ou d’émotions négatives ressenties) préparés par le client (ces informations proviennent de la méthode « DES » décrite précédemment). Pour un « DES », il y a 7 segments de 2 à 7 mouvements, selon le segment dans la technique LMO, comme cela est décrit dans le « schéma des mouvements oculaires LMO » de la partie 3 « Ressources ». Cependant, cela est à adapter en fonction des résultats obtenus. Imaginons qu’il y ait au bout du deuxième segment une libération. Nous passerons directement au segment des petites diagonales mais en les réalisant à grande vitesse. Sinon, dans une séance « normale », on déroule les 5 segments chronologiquement. Le quatrième se réalise deux fois, une première fois lentement et une seconde rapidement. Le dernier se réalise toujours rapidement. Il y a donc une phase de recherche d’informations : segments de 1 à 5 et une phase de nettoyage : segments de 5 à 6. Le segment 7 est particulier, il s’utilise optionnellement et seulement si on obtient des éléments de ressentis sans évènement ou situation. En effet, quelque fois la personne ressent des choses dans son corps mais sans image, ni souvenir, ni situation, le travail est donc bloqué apparemment. Mais en faisant ce segment 7 particulier, qui existe seulement dans la technique LMO, le travail de nettoyage se fera tout de même à la fin de la série.

 

A la fin du segment 5 rapide, il est nécessaire de faire une petite pause avec un mot d’humour et obtenir le sourire de la personne. Puis posez-lui la question « Comment vous sentez-vous ? » et si la personne se sent parfaitement bien alors on ne fera pas le segment 6.

 

En fin de séance, il est incontournable de faire des grands cercles dans le sens horaire qui se rétrécissent au fur et à mesure pour finir à la hauteur du nez puis la même chose en sens inverse pour défatiguer les yeux. C’est ce qu’on retrouve également dans le yoga des yeux.

 

Ce qui est intéressant, pour la personne et pour nous, avec cette technique, c’est que nous pouvons constater le travail accompli et la libération opérée directement en fin de séance. En effet, nous sommes parti d’un « DES » en début de séance avec une note d’intensité. Il suffit de demander à la personne de revivre la situation et de nous dire si des changements se sont opérés ainsi que la note d’intensité sur dix. Et là, c’est le moment agréable et même incroyable, on constate que le problème a disparu ou qu’il a baissé nettement en intensité (inférieur à cinq) et c’est le cas dans plus de 90% des séances.

 

Cependant, il arrive que le problème demeure (ressenti désagréable persistant) avec une intensité supérieure à cinq. Dans ce cas, c’est que le travail de recensement d’informations a été insuffisant et que quelque chose d’important n’a pas été nettoyée. Quelquefois, il arrive qu’on enlève une couche, comme pour un oignon, mais qu’il reste encore quelque chose de bloqué. Dans 80 % des cas, une seule séance sur la difficulté constatée est nécessaire. Dans 15 % des cas une seconde séance est à envisager, dans 5% des cas une troisième et d’une manière, vraiment exceptionnelle, une quatrième et jamais plus. S’il reste, en fin de séance, une intensité inférieure à quatre, cela disparaîtra tout seul. Pour soulager une personne, qui en fin de séance, reste avec une intensité supérieure à cinq (c’est vraiment très rare), on peut utiliser l’EMDR ou LMO en refaisant les segments 5 et 6 rapidement.